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Industriels belges en Égypte

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Pour constituer une industrie qui manque à la Vallée du Nil, les autorités égyptiennes font appel à des spécialistes européens. Plusieurs entreprises belges s’implantent alors en Égypte avec plus ou moins de succès. D’autres, demeurées en Belgique, exportent leur production.Les entreprises métallurgiques du bassin du Centre figurent en bonne place dans la liste des intervenants en Égypte.

Un réseau industriel, financier et diplomatique

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Les entreprises fournissant du matériel à l’Égypte sont connectées entre elles par le biais de leurs administrateurs et constituent un véritable réseau. 

Ces grands industriels sont également pour la plupart des hommes politiques, en contact avec le monde diplomatique. Les consuls et autres représentants belges en Égypte jouent un rôle primordial dans le cadre de la création de sociétés ou d’obtention des marchés.

Collectionneurs et Mécènes

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Les différents contrats passés avec l'Égypte sont l’occasion pour les industriels, les financiers, les diplomates, les hommes de lois  et même la monarchie de découvrir la Vallée du Nil et son formidable patrimoine.

Certains n’hésitent pas à ramener des objets archéologiques (du plus modeste au plus colossal) qui constituent aujourd’hui le noyau des collections égyptologiques publiques belges.

En voiture ! Trains et trams belges en Egypte

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Baume & Marpent , comme d’autres entreprises belges, s’est spécialisée dans la construction de voitures métalliques (trams, trains, wagons). Les Ateliers Métallurgiques de Tubize, la S.A. John Cockerill à Seraing ou encore la S.A. Forges, Usines et Fonderies de Haine-Saint-Pierre sont autant de compagnies qui fournissent l’Égypte. Locomotives, voitures et wagons sont construits et assemblés dans l’usine productrice en Belgique et ensuite envoyés vers l’Égypte par bateau.

Les agents de Baume & Marpent en Égypte

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Un inventaire non exhaustif réalisé en 2016 attribue à la société Baume & Marpent la livraison de 6691 véhicules (voitures, wagons et châssis), la réalisation de 158 ponts égyptiens et un nombre non estimé de structures métalliques (charpentes, châteaux d’eau, siphons, phares…).

Afin de faliciter l'obtention et la réalisation des commandes remportées, l'entreprises belges doit mettre en place un système d'intérmédiaires présents en Égypte. Après avoir fait appel à une agence spécialisée, elle décide de créer son propre relais sur place : La Division Égypte et Camel Toueg & co.

Belgique - Chine : les mêmes et on recommence ...

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Les différents industriels et banquiers impliqués en Égypte se retrouvent également associés dans des relations similaires liées à l’édification des chemins de fer aux quatre coins du monde, notamment en Chine, en Argentine et au Congo.

Le réseau ainsi identifié pour l'Égypte est tout à fait transposable à la Chine. Quelques uns de ces liens sont brièvement présentés dans cette section.

 

Mener un projet de A à Z : Embabeh

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Dans leur volonté de moderniser et d’industrialiser l’Égypte, les autorités lance de nombreux appels d’offres. À charge des entreprises intéressées de remettre une offre en suivant le cahier des charges imposé.

Et ensuite ? Les commandes sont-elles réalisées en Belgique avant d’être expédiées sur place ? Si cela est envisageable pour les voitures (trains, trams, wagons), qu’en est-il des ouvrages plus imposants et notamment des ponts ?

Les Belges à Suez

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Reliant la Mer Méditerranée à la Mer rouge, le Canal de Suez facilite le trajet entre l’Europe et l’Asie en évitant ainsi de contourner l’Afrique. Réalisé sous la direction de l’entrepreneur français et ancien diplomate Ferdinand de Lesseps, les travaux de percement s’étalent de 1859 à 1969. Ceux-ci nécessitent de construire de nombreux ports avec de nouvelles infrastructures. De fait, les industriels belges ne manquent pas de s’impliquer dans cet ouvrage.